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Rémi Thébault

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Le bois : un retour de la façade ornementale

Situé dans les Hauts-de-Seine, Chaville est une ville de la banlieue Ouest de Paris entourée de bois. Avec 156 hectares de surface boisée, la moitié du territoire communal est couvert de forêts. La ville principalement pavillonnaire compte aussi de très nombreux jardins privatifs qui contribuent à sa verdure. C’est pour mettre en valeur cette nature que les nouvelles constructions chavilloises se couvrent, depuis plusieurs années, de bardages en bois . Il n’est pas question d’écologie, ou de construire des édifices publics avec un matériau durable, en utilisant justement une structure en bois.

C’est un photo montage de 12 vignettes. Chacune représente un gratte-ciel en verre aux façades lisses avec en lettres blanches le nom d’un pays.  Le message est simple : montrer l’uniformité architectural des grands quartiers d’affaires à travers le monde. On pourrait donc facilement imaginer qu’il s’agit de l’œuvre de quelques pourfendeurs de l’architecture moderne. Il n’en est rien. 

Vous avez peut-être déjà remarqué ces coulures noirâtres sur les balcons et façades des immeubles contemporains.

-Non ? Sans doute vous dites vous : « J’ai une vie, j’ai autre chose à faire que remarquer ce genre de trucs sans intérêt. »

Bon ok, moi en tout cas, je l’ai remarqué et je vais vous expliquer pourquoi aujourd’hui autant de façades contemporaines deviennent, après quelques années seulement, aussi dégueulasses … pardon, détériorées.

L’association viroflaysienne « Sauvegarde et Renaissance de Bon Repos » qui a pour but de sauver les bâtiments du domaine, vient de lancer une pétition contre le bétonnage actuel de la ville. Cette pétition dénonce les 5 maux suivants :

  • DEMOLITION de maisons de caractère
  • STANDARDISATION de la nouvelle architecture
  • DESTRUCTION de l’identité environnementale
  • ABANDON du patrimoine
  • RECUL des espaces verts

L’association a besoin de votre soutien. Vous pouvez en savoir plus et signer la pétition ici :

https://chn.ge/2rbTI4F

Depuis 2015, une véritable fièvre immobilière s’est emparée de Viroflay.

La plupart de ces projets se concentrent sur l’avenue du général Leclerc, la grande artère de la ville. De mon point de vue, il ne s’agissait là que de la destruction de vieux taudis sans intérêt afin d’y construire des immeubles flambants neufs. Tous ces projets paraissaient donc aller dans le bon sens.

Mais en novembre dernier, alors que je passais à proximité de la gare de Viroflay Rive Gauche. J’ai pu voir, posé juste devant l’une des très belles meulières de la rue Hippolyte Maze, un panneau publicitaire annonçant la construction d’un nouvel immeuble composé de 34 appartements.

Les quartiers écologiques, dits écoquartiers, se multiplient un peu partout en France. Mais ces nouveaux quartiers sont-ils vraiment aussi verts qu’ils le prétendent ?

Prenons le cas de l’écoquartier du fort d’Issy, dans les Hauts-de-Seine.  Cet ensemble de 18 immeubles, pour un total de 1623 logements 1, construit en 2013 par Bouygues Immobilier est cité en exemple pour sa haute qualité environnementale.