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Rémi

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Le 10 mars dernier, la ville de Paris a lancé une consultation sur le site idee.paris.fr auprès des Parisiens pour leur demander leur avis sur l’esthétique du mobilier parisien.

Le questionnaire a été vivement critiqué par ses  participants qui l’ont jugé insuffisant (seulement 5 questions) et clairement orienté en faveur de la politique menée par la Mairie.

 

Les architectes stars et les maires des grandes métropoles aiment répéter que l’histoire est vivante, qu’une ville protégée se transformera fatalement en un musée sans vie.

Interdire la construction de gratte-ciel reviendrait ainsi à refuser toute modernité. Le journal Le Monde comparait en 2014 les choix en matière d’urbanisme des villes de Londres et Paris de la manière suivante :« Villes modernes et mouvantes contre villes classiques et pétrifiées, le débat est lancé. Faire évoluer, quitte à choquer, ou conserver, quitte à étouffer ? »

Le bois : un retour de la façade ornementale

Situé dans les Hauts-de-Seine, Chaville est une ville de la banlieue Ouest de Paris entourée de bois. Avec 156 hectares de surface boisée, la moitié du territoire communal est couvert de forêts. La ville principalement pavillonnaire compte aussi de très nombreux jardins privatifs qui contribuent à sa verdure. C’est pour mettre en valeur cette nature que les nouvelles constructions chavilloises se couvrent, depuis plusieurs années, de bardages en bois . Il n’est pas question d’écologie, ou de construire des édifices publics avec un matériau durable, en utilisant justement une structure en bois.

C’est un photo montage de 12 vignettes. Chacune représente un gratte-ciel en verre aux façades lisses avec en lettres blanches le nom d’un pays.  Le message est simple : montrer l’uniformité architectural des grands quartiers d’affaires à travers le monde. On pourrait donc facilement imaginer qu’il s’agit de l’œuvre de quelques pourfendeurs de l’architecture moderne. Il n’en est rien.